Le texte est long, dur mais Il faut etre informé.Les chiens errants peuvent devenir chiens de laboratoire loi europeenne du 8 septembre 2010de ce fait la SPA peut vendre votre chien aux laboratoires.A REFLECHIR.
Vivisection Charlie Hebdo http://www.charliehebdo.fr/vivisection.html
L’expérimentation animale est de plus en plus remise en question. Bien qu’ayant reçu l’AMM (autorisation de mise sur le marché), des médicaments sont régulièrement retirés de la vente, car inefficaces, voire, pour certains, carrément dangereux. Entre autres exemples: retrait du Vioxx, anti-inflammatoire (en 2004), du Prexige (Suisse), antidouleur, de l’Agréal, traitement contre les effets de la ménopause, de l’ADX 10061 (Suisse), utilisé pour l’arrêt du tabac, du Silomat, antitussif (AMM datant de 1964…), etc. Et on lit maintenant couramment ce genre de phrases, qui ressemblent fort à un aveu de la part des scientifiques: «Les produits pharmaceutiques ne fonctionnent en moyenne que sur la moitié seulement des malades» (www.letemps.ch), «une quarantaine de vaccins candidats se sont montrés efficaces chez les […] rongeurs de laboratoire, mais inefficaces chez l’homme», «près de 90% de la recherche ne représentent pas la réalité de terrain du paludisme humain», «ce qui marche in vitro, ou in vivo chez l’animal expérimental, ne se vérifie pas forcément chez l’homme» (www.la-croix.com, avril 2008, à propos de la recherche contre le paludisme).
Pourquoi, dès lors, ne développe-t-on pas plus les méthodes non animales, jusqu’à ne plus sacrifier aucun animal? Pour Claude Reiss, président d’Antidote Europe — association pour laquelle «aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre»: «La pérennité de l’utilisation du “modèle” animal résulte de la succession de trois étapes: une volonté politico-économique, qui en donne mission à l’administration de la recherche, qui à son tour organise la hiérarchie des laboratoires en conséquence. Au niveau politico-économique: la loi (qui date de l’âge des cavernes de la science) exige qu’un médicament ou un produit chimique soit testé sur des animaux, en contrepartie de l’exonération des responsabilités en cas de pépin. Parfait pour les lobbies industriels, car, en choisissant l’espèce, la lignée dans l’espèce et le protocole expérimental, on peut “prouver en toute bonne foi” qu’un produit est sans danger, ou au contraire très toxique. Si le produit ne présente pas de toxicité aiguë, mais fait des dégâts au long terme (rein, foie, cancer, démence), ce sera à l’industrie pharmaceutique d’intervenir… Non seulement on prend la vie d’animaux qui n’y sont pour rien, mais on empêche la prévention et le progrès médical en se promenant sur les fausses pistes du modèle animal, gaspillant temps et argent dont on aurait rudement besoin pour faire une recherche digne de ce nom, rationnelle et logique.»
Plus récemment, ce mois-ci. Alors qu’il est interdit en France depuis novembre 2009 — eh oui, déjà un an —, on s’indigne, ô shocking, en feignant de découvrir l’extrême dangerosité du Mediator (laboratoire Servier, deuxième grand vivisecteur derrière Sanofi-Aventis), cause de graves complications cardiaques ayant entraîné entre 500 et 1 000 décès et 3 500 hospitalisations en France ces trente dernières années. Réaction d’André Ménache, docteur vétérinaire, directeur d’Antidote: «Le Mediator est encore un triste exemple de ce qui arrive quand les autorités de réglementation laissent l'industrie pharmaceutique choisir l'espèce animale la plus “propice"” pour tester ses médicaments. On a déjà constaté le même problème avec le fameux Vioxx — responsable de la mort de plus de 30 000 personnes, rien qu’aux États-Unis. Alors que ce produit provoquait des problèmes cardiaques et cérébro-vasculaires chez les humains, il fut déclaré “cardioprotecteur” chez les souris! Il est temps de mettre en ordre les affaires de réglementation concernant la directive responsable, pour l'autorisation de mise sur le marché, de médicaments destinés aux humains. La situation actuelle est très bizarre. Tandis que la soumission de données de tests sur animaux est obligatoire, celle des données obtenues sur les cellules humaines est facultative!»
L’info sur le Mediator a été publiée sur www.lefigaro.fr le 13 octobre, je l’ai reprise sur ce site même dans les «InfosPuce» du 18 octobre («Un médoc de plus en moins»). Silence radio, dans les deux sens du mot. Un bon mois après, les médias, unanimes, sont «déchaînés». Quel épisode a-t-on raté pour expliquer ce long délai? Une omerta venant des labos?
• Claude Reiss, biologiste moléculaire, fut directeur de recherche au CNRS durant quarante ans.
• www.antidote-europe.org
Coalition Anti Vivisection http://cav.asso.fr/legislations/experimentation.htlm
Le 8 septembre 2010 À Strasbourg, le Parlement Européen a approuvé en 10 minutes (de 12:05 à 12:15), le texte final pour la Directive 86/609 qui est devenue la Directive 2010/63/EU.
Une mise aux archives hâtive pour un texte hautement controversé.
Les amendements et la demande de renvoi à la Commission présentés par les Verts ont été rejetés, ce que les parlementaires européens expliquent comme il suit: « Il y a une différence entre la dignité des animaux et celle des êtres humains; il y a des hiérarchies qui doivent être observées. Non aux contrôles excessifs qui contrarient la recherche, nous ne devons pas nuire aux intérêts de l'industrie ».
Les positions de l’opinion publique, qui s’est manifestée sous forme de pétition(s) par des dizaines de milliers de signatures, et dont les Verts s’étaient portés ambassadeurs, ont été jugées par nos députés comme étant "extrémistes", "dictées par l'émotivité" ou encore "démagogiques". Néanmoins, nous rassurent-ils, les signatures n'auront pas été vaines: elles ont au contraire ébranlé les consciences des parlementaires, ce qui les a finalement encouragés, disent-ils, à voter pour le bien collectif.
Suite au rejet de la demande de renvoi, plus de 40 députés se sont levés avant le vote en signe de protestation; pourtant l'approbation de la mesure s’est effectuée quelques instants plus tard, l'assemblée de Strasbourg se prononçant majoritairement en faveur de la nouvelle version de la directive.
Le texte proposé dans sa première version, en novembre 2008, était très innovant comparé à sa version de 1986 (bien que peu compatible avec l’optique abolitionniste), et présentait de nombreuses améliorations en matière de tutelle et "bien-être" des animaux de laboratoire. Malheureusement, au cours des mois, plusieurs passages du texte ont été remaniés jusqu’à péjoration du sort des cobayes.
Parmi les articles les plus négatifs de cette nouvelle directive nous trouvons:
•La possibilité de pouvoir recourir aux chats et chiens errants.
•La possibilité d'utiliser une espèce en voie d'extinction et/ou capturée en nature, en particulier les primates et les grands singes.
•Le recours à la suppression par inhalation d'anhydride carbonique comme méthode de meurtre de référence, définie par la loi comme "humanitaire", mais qui en réalité provoque des niveaux de souffrance hauts et prolongés (fait reconnu scientifiquement).
•La possibilité d'effectuer des essais sans anesthésie, également valable pour des essais hautement douloureux.
Les méthodes substitutives, pourtant disponibles, ne sont pas encouragées par la nouvelle Directive, car jugées scientifiquement insatisfaisantes (!), et de ce fait, reléguées depuis hier à initiatives facultatives.
Elisabeth Jeggle du Parti Populaire Européen, auteur de la nouvelle proposition, a déclaré que "les nouvelles règles réalisent un compromis entre les droits des animaux et les exigences de la recherche."
Paolo De Castro, président de la Commission de l’Agriculture au Parlement européen, a souligné qu'un "bon compromis a été atteint, sur un texte raisonnable qui représente un progrès par rapport aux règles de 1986, dans le respect des exigences scientifiques."
Non. La nouvelle directive n’est pas un bon compromis entre les exigences de l'industrie et de la recherche d'un côté, et celles de la protection des animaux de l'autre. Au contraire, elle est un pas déplorable qui ne fait point avancer l'Europe, ni sur le terrain de la recherche scientifique ni sur celui de la santé humaine et animale
Vivisection Charlie Hebdo http://www.charliehebdo.fr/vivisection.html
L’expérimentation animale est de plus en plus remise en question. Bien qu’ayant reçu l’AMM (autorisation de mise sur le marché), des médicaments sont régulièrement retirés de la vente, car inefficaces, voire, pour certains, carrément dangereux. Entre autres exemples: retrait du Vioxx, anti-inflammatoire (en 2004), du Prexige (Suisse), antidouleur, de l’Agréal, traitement contre les effets de la ménopause, de l’ADX 10061 (Suisse), utilisé pour l’arrêt du tabac, du Silomat, antitussif (AMM datant de 1964…), etc. Et on lit maintenant couramment ce genre de phrases, qui ressemblent fort à un aveu de la part des scientifiques: «Les produits pharmaceutiques ne fonctionnent en moyenne que sur la moitié seulement des malades» (www.letemps.ch), «une quarantaine de vaccins candidats se sont montrés efficaces chez les […] rongeurs de laboratoire, mais inefficaces chez l’homme», «près de 90% de la recherche ne représentent pas la réalité de terrain du paludisme humain», «ce qui marche in vitro, ou in vivo chez l’animal expérimental, ne se vérifie pas forcément chez l’homme» (www.la-croix.com, avril 2008, à propos de la recherche contre le paludisme).
Pourquoi, dès lors, ne développe-t-on pas plus les méthodes non animales, jusqu’à ne plus sacrifier aucun animal? Pour Claude Reiss, président d’Antidote Europe — association pour laquelle «aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre»: «La pérennité de l’utilisation du “modèle” animal résulte de la succession de trois étapes: une volonté politico-économique, qui en donne mission à l’administration de la recherche, qui à son tour organise la hiérarchie des laboratoires en conséquence. Au niveau politico-économique: la loi (qui date de l’âge des cavernes de la science) exige qu’un médicament ou un produit chimique soit testé sur des animaux, en contrepartie de l’exonération des responsabilités en cas de pépin. Parfait pour les lobbies industriels, car, en choisissant l’espèce, la lignée dans l’espèce et le protocole expérimental, on peut “prouver en toute bonne foi” qu’un produit est sans danger, ou au contraire très toxique. Si le produit ne présente pas de toxicité aiguë, mais fait des dégâts au long terme (rein, foie, cancer, démence), ce sera à l’industrie pharmaceutique d’intervenir… Non seulement on prend la vie d’animaux qui n’y sont pour rien, mais on empêche la prévention et le progrès médical en se promenant sur les fausses pistes du modèle animal, gaspillant temps et argent dont on aurait rudement besoin pour faire une recherche digne de ce nom, rationnelle et logique.»
Plus récemment, ce mois-ci. Alors qu’il est interdit en France depuis novembre 2009 — eh oui, déjà un an —, on s’indigne, ô shocking, en feignant de découvrir l’extrême dangerosité du Mediator (laboratoire Servier, deuxième grand vivisecteur derrière Sanofi-Aventis), cause de graves complications cardiaques ayant entraîné entre 500 et 1 000 décès et 3 500 hospitalisations en France ces trente dernières années. Réaction d’André Ménache, docteur vétérinaire, directeur d’Antidote: «Le Mediator est encore un triste exemple de ce qui arrive quand les autorités de réglementation laissent l'industrie pharmaceutique choisir l'espèce animale la plus “propice"” pour tester ses médicaments. On a déjà constaté le même problème avec le fameux Vioxx — responsable de la mort de plus de 30 000 personnes, rien qu’aux États-Unis. Alors que ce produit provoquait des problèmes cardiaques et cérébro-vasculaires chez les humains, il fut déclaré “cardioprotecteur” chez les souris! Il est temps de mettre en ordre les affaires de réglementation concernant la directive responsable, pour l'autorisation de mise sur le marché, de médicaments destinés aux humains. La situation actuelle est très bizarre. Tandis que la soumission de données de tests sur animaux est obligatoire, celle des données obtenues sur les cellules humaines est facultative!»
L’info sur le Mediator a été publiée sur www.lefigaro.fr le 13 octobre, je l’ai reprise sur ce site même dans les «InfosPuce» du 18 octobre («Un médoc de plus en moins»). Silence radio, dans les deux sens du mot. Un bon mois après, les médias, unanimes, sont «déchaînés». Quel épisode a-t-on raté pour expliquer ce long délai? Une omerta venant des labos?
• Claude Reiss, biologiste moléculaire, fut directeur de recherche au CNRS durant quarante ans.
• www.antidote-europe.org
Coalition Anti Vivisection http://cav.asso.fr/legislations/experimentation.htlm
Le 8 septembre 2010 À Strasbourg, le Parlement Européen a approuvé en 10 minutes (de 12:05 à 12:15), le texte final pour la Directive 86/609 qui est devenue la Directive 2010/63/EU.
Une mise aux archives hâtive pour un texte hautement controversé.
Les amendements et la demande de renvoi à la Commission présentés par les Verts ont été rejetés, ce que les parlementaires européens expliquent comme il suit: « Il y a une différence entre la dignité des animaux et celle des êtres humains; il y a des hiérarchies qui doivent être observées. Non aux contrôles excessifs qui contrarient la recherche, nous ne devons pas nuire aux intérêts de l'industrie ».
Les positions de l’opinion publique, qui s’est manifestée sous forme de pétition(s) par des dizaines de milliers de signatures, et dont les Verts s’étaient portés ambassadeurs, ont été jugées par nos députés comme étant "extrémistes", "dictées par l'émotivité" ou encore "démagogiques". Néanmoins, nous rassurent-ils, les signatures n'auront pas été vaines: elles ont au contraire ébranlé les consciences des parlementaires, ce qui les a finalement encouragés, disent-ils, à voter pour le bien collectif.
Suite au rejet de la demande de renvoi, plus de 40 députés se sont levés avant le vote en signe de protestation; pourtant l'approbation de la mesure s’est effectuée quelques instants plus tard, l'assemblée de Strasbourg se prononçant majoritairement en faveur de la nouvelle version de la directive.
Le texte proposé dans sa première version, en novembre 2008, était très innovant comparé à sa version de 1986 (bien que peu compatible avec l’optique abolitionniste), et présentait de nombreuses améliorations en matière de tutelle et "bien-être" des animaux de laboratoire. Malheureusement, au cours des mois, plusieurs passages du texte ont été remaniés jusqu’à péjoration du sort des cobayes.
Parmi les articles les plus négatifs de cette nouvelle directive nous trouvons:
•La possibilité de pouvoir recourir aux chats et chiens errants.
•La possibilité d'utiliser une espèce en voie d'extinction et/ou capturée en nature, en particulier les primates et les grands singes.
•Le recours à la suppression par inhalation d'anhydride carbonique comme méthode de meurtre de référence, définie par la loi comme "humanitaire", mais qui en réalité provoque des niveaux de souffrance hauts et prolongés (fait reconnu scientifiquement).
•La possibilité d'effectuer des essais sans anesthésie, également valable pour des essais hautement douloureux.
Les méthodes substitutives, pourtant disponibles, ne sont pas encouragées par la nouvelle Directive, car jugées scientifiquement insatisfaisantes (!), et de ce fait, reléguées depuis hier à initiatives facultatives.
Elisabeth Jeggle du Parti Populaire Européen, auteur de la nouvelle proposition, a déclaré que "les nouvelles règles réalisent un compromis entre les droits des animaux et les exigences de la recherche."
Paolo De Castro, président de la Commission de l’Agriculture au Parlement européen, a souligné qu'un "bon compromis a été atteint, sur un texte raisonnable qui représente un progrès par rapport aux règles de 1986, dans le respect des exigences scientifiques."
Non. La nouvelle directive n’est pas un bon compromis entre les exigences de l'industrie et de la recherche d'un côté, et celles de la protection des animaux de l'autre. Au contraire, elle est un pas déplorable qui ne fait point avancer l'Europe, ni sur le terrain de la recherche scientifique ni sur celui de la santé humaine et animale

