Fait divers datant de juillet 2008 relaté hier dans l'émission Thalassa :
Plage de Hillion, près de Saint-Brieuc, on a trouvé samedi dernier, deux chiens morts asphyxiés.
C'est la conclusion du vétérinaire qui les a autopsiés...
Il a fait la constatation suivante : « Les deux chiens étaient imprégnés d'une très forte odeur de gaz de nature inconnue mais extrêmement agressif pour les voies respiratoires. Ils sont décédés du fait de l'inhalation de ce gaz ».
Une hypothèse inédite est faite : « S'agit-il du sulfure d'hydrogène, gaz issu de la putréfaction des algues vertes qui prolifèrent sur cette plage »?
Le quotidien Ouest France a recueilli le témoignage de la propriétaire : "Nous les avons laissés en liberté vingt minutes. Ne les voyant pas revenir, je suis partie à leur recherche et les ai retrouvés inanimés, les muqueuses bleues, sur un tas d'algues vertes".
« L’histoire des deux chiens m’a alerté. Car les deux autopsies réalisées par deux organismes différents (l’école vétérinaire de Nantes et le laboratoire départemental de Vendée) confirment le décès par inhalation de gaz toxiques. Ces chiens sont morts d’un œdème aigu du poumon. Il n’y a aucune ambiguïté », affirme le Dr Lesné. « À partir de cette histoire, nous sommes plusieurs professionnels de santé à nous faire la même réflexion : si cela arrive à deux gros chiens (13 kg et 25 kg), ça peut également arriver à des humains et, notamment, à des enfants. Surtout que les animaux réagissent habituellement plus tard et à des doses plus élevées ».
Le Dr Lesné développe trois arguments pour rappeler l’extrême dangerosité des tas d’algues en décomposition depuis plusieurs jours. Premièrement, à de telles teneurs en hydrogène sulfuré, le seuil de perte de l’odorat arrive très rapidement. Deuxièmement, d’autres gaz soufrés toxiques s’échappent des tas d’algues, sans qu’on ne les connaisse actuellement. Et troisièmement, en cas d’efforts, et donc d’hyperventilation, la dose de toxiques inhalés est multipliée par 10. La dose létale est alors atteinte au bout de 60 secondes. « C’est ce qui a dû se produire pour les chiens puisque, selon leur propriétaire, ils couraient sur la plage depuis vingt minutes », indique le chercheur. «
C’est pour cela que j’estime qu’un jogger est en danger sur ces plages. Même chose pour des enfants en train de jouer. De plus, nous avons des témoignages de travailleurs des algues durement touchés (lire ci-dessous) »
Plus de détails en suivant les liens ci-dessous :
http://seaus.free.fr/spip.php?article388
http://www.lepost.fr/article/2008/07/17/1225821_deux-chiens-sont-ils-morts-a-cause-des-algues-vertes.html[b]
Plage de Hillion, près de Saint-Brieuc, on a trouvé samedi dernier, deux chiens morts asphyxiés.
C'est la conclusion du vétérinaire qui les a autopsiés...
Il a fait la constatation suivante : « Les deux chiens étaient imprégnés d'une très forte odeur de gaz de nature inconnue mais extrêmement agressif pour les voies respiratoires. Ils sont décédés du fait de l'inhalation de ce gaz ».
Une hypothèse inédite est faite : « S'agit-il du sulfure d'hydrogène, gaz issu de la putréfaction des algues vertes qui prolifèrent sur cette plage »?
Le quotidien Ouest France a recueilli le témoignage de la propriétaire : "Nous les avons laissés en liberté vingt minutes. Ne les voyant pas revenir, je suis partie à leur recherche et les ai retrouvés inanimés, les muqueuses bleues, sur un tas d'algues vertes".
« L’histoire des deux chiens m’a alerté. Car les deux autopsies réalisées par deux organismes différents (l’école vétérinaire de Nantes et le laboratoire départemental de Vendée) confirment le décès par inhalation de gaz toxiques. Ces chiens sont morts d’un œdème aigu du poumon. Il n’y a aucune ambiguïté », affirme le Dr Lesné. « À partir de cette histoire, nous sommes plusieurs professionnels de santé à nous faire la même réflexion : si cela arrive à deux gros chiens (13 kg et 25 kg), ça peut également arriver à des humains et, notamment, à des enfants. Surtout que les animaux réagissent habituellement plus tard et à des doses plus élevées ».
Le Dr Lesné développe trois arguments pour rappeler l’extrême dangerosité des tas d’algues en décomposition depuis plusieurs jours. Premièrement, à de telles teneurs en hydrogène sulfuré, le seuil de perte de l’odorat arrive très rapidement. Deuxièmement, d’autres gaz soufrés toxiques s’échappent des tas d’algues, sans qu’on ne les connaisse actuellement. Et troisièmement, en cas d’efforts, et donc d’hyperventilation, la dose de toxiques inhalés est multipliée par 10. La dose létale est alors atteinte au bout de 60 secondes. « C’est ce qui a dû se produire pour les chiens puisque, selon leur propriétaire, ils couraient sur la plage depuis vingt minutes », indique le chercheur. «
C’est pour cela que j’estime qu’un jogger est en danger sur ces plages. Même chose pour des enfants en train de jouer. De plus, nous avons des témoignages de travailleurs des algues durement touchés (lire ci-dessous) »
Plus de détails en suivant les liens ci-dessous :
http://seaus.free.fr/spip.php?article388
http://www.lepost.fr/article/2008/07/17/1225821_deux-chiens-sont-ils-morts-a-cause-des-algues-vertes.html[b]


