Noiserik le Mar 14 Avr - 16:05
En effet, chaque équipe a ses méthodes, chaque conducteur a ses trucs, et les avis divergent : en témoignent les discussions passionnées qui se déroulent à table lors des concours.
Les nôtres se rapprochent plus de celles que S. Quartesan décrit sur son site : débourrage par la motivation à aller chercher un objet ; c'est aussi la méthode Roby/Querrien : travail sur les vents et l'amour de l'objet ; mais nous continuons à pratiquer aussi au tout tout début la vieille méthode Fatio : la recherche du maître, c'est en même temps un test qui permet de voir si le chiot colle le nez au sol.
Mais, comme le dit encore S.Q. « Si je ne dois faire que du RCI je conditionne et je déconditionne avec de la nourriture c'est la méthode aux résultats les plus rapides.
La nourriture peut être remplacée par des objets c'est plus long. »
Et certains d’entre nous utilisent la bouffe ponctuellement pour ralentir un chien trop rapide, ou encore pour l’aider à trouver son angle, notamment (je parle là de chiens plus avancés) aux arrivées TLS qui sont serrées.
Mais l’utilisation de la nourriture demande des précautions et n’est pas praticable avec tous les chiens : certains ne pensent plus qu’à ça et en oublient leur « travail », et leur déconditionnement à la nourriture et reconditionnement à la piste est particulièrement difficile.
Rien n’est simple et infaillible, et il faut s’adapter à son chien ; un Picard n’est pas un B.A ; un Picard n’est pas comme un autre Picard, d’où la variété des procédés que chacun peut inventer, même s’il y a bien entendu quelques constantes.
Quant aux fausses… y a-t-il vraiment un truc qui dissuade un chien de les prendre ?
On constate que souvent les chiens dans leurs premiers concours ne les prennent pas, et que ce penchant leur vient par la suite, alors qu’ils savent très bien reconnaître la fausse et sont conscients qu’il ne faut pas la prendre. Pourquoi ? Ce peut être pour certains une échappatoire : le manque d’envie de travailler ce jour-là (le retour à la voiture est ainsi plus rapide ), ou la curiosité, ou une odeur particulièrement alléchante. On remarque fréquemment lors des concours que le faux-traceur n’a aucun succès, alors que d’autres fois il provoque l’hécatombe : ainsi, si on ne veut pas provoquer de dégâts, il vaut mieux ne pas confier cette mission à une femme qui a ses règles. D’autre part un faux-traceur corpulent marque plus qu’un poids-plume. Et bien d’autres impondérables que nous ignorons…
Quant aux fausses au trait, ne nous voilons pas la face, leur passage est une technique et les juges se méfient, sachant bien qu’un conducteur expérimenté peut discrètement empêcher son chien de les prendre, ou du moins le pousser pour qu’il ne les prenne pas.